Projets terminés
Le projet PARTEMP (PARTenariat sur les migrants Temporaires en EMPloi) avait pour objectif de produire des connaissances empiriques sur les travailleuses et travailleurs migrants temporaires dans la région de Québec, afin de contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
La recherche portait sur quatre secteurs d’activité : la santé, l’agriculture, les services (hôtellerie et restauration) et le secteur manufacturier.
Mené en partenariat avec des chercheuses et chercheurs universitaires ainsi qu’avec plusieurs organismes communautaires et gouvernementaux, le projet misait sur la concertation et le partage des savoirs. Il visait à réduire les inégalités en matière de services et de soutien offertes aux personnes migrantes temporaires dans la région.
Les recherches menées dans le cadre de ce projet ont donné lieu à plusieurs rapports ayant eu un impact significatif sur la réalité des travailleuses et travailleurs migrants temporaires de la région de Québec. Consultez les rapports.
Ce projet a analysé les effets du programme fédéral Permis de travail ouvert pour les travailleurs étrangers vulnérables victimes de violence, mis en place en 2019. Destiné aux personnes titulaires d’un permis de travail fermé victimes d’abus, ce programme permettait, lorsque la demande était acceptée, d’obtenir un permis de travail ouvert valide un an afin de quitter l’employeur fautif et de chercher un nouvel emploi.
Alors que de nombreuses organisations communautaires y ont eu recours, ses retombées à moyen terme demeuraient peu documentées. À partir d’entretiens menés auprès de travailleuses et travailleurs migrants ayant participé au programme — ou dont la demande avait été refusée —, la recherche a examiné ses effets sur leurs parcours.
Réalisé au Québec (RATTMAQ), en Ontario (Legal Assistance of Windsor) et en Colombie-Britannique (Migrant Workers Center), le projet a donné lieu à des conférences, à un rapport et à des recommandations adressées à IRCC.
Ce projet a été financé par une subvention d’engagement partenarial du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada
Consulter le document Sortie de secours ou cul-de-sac?
Ce projet a analysé le rôle des députées et députés fédéraux ainsi que de leurs bureaux de circonscription dans le paysage des services d’immigration au Canada. Une attention particulière a été accordée aux adjointes et adjoints de circonscription spécialisés en immigration, responsables du traitement quotidien des dossiers.
Au sein des processus administratifs complexes de l’immigration, ces personnes ont souvent agi comme principaux intermédiaires en présence entre les migrants et le ministère de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté. Leur contribution, bien que peu documentée, s’est révélée déterminante dans l’accompagnement des personnes migrantes à travers les démarches bureaucratiques.
Les demandeurs d’asile qui arrivent au Québec ne sont pas couverts par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Ils sont plutôt admissibles au Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI) qui couvre certains soins. Or, ce programme demeure peu connu des institutions et des professionnels de la santé, ce qui en limite l’accessibilité. Afin de démystifier la nature et le fonctionnement de ce programme ainsi que d’en accroitre son accessibilité, la Chaire de recherche du Canada sur les dynamiques migratoires mondiale et l’Équipe de recherche en partenariat sur la diversité culturelle et l’immigration dans la région de Québec (ÉDIQ) ont produit une série de courtes capsules vidéo sur le sujet.
Ce projet a porté sur les dynamiques migratoires des réfugiés syriens en Turquie, pays devenu un acteur central de la crise migratoire à partir de 2011, lorsqu’il a accordé une protection temporaire aux personnes fuyant la Syrie. Avec l’intensification du conflit, la Turquie est progressivement devenue un territoire d’attente, accueillant près de 3,7 millions de réfugiés syriens en 2021.
Une première subvention (Surviving Immobility) a permis d’examiner les conditions de vie et les stratégies d’adaptation en contexte d’immobilité. En 2017, une subvention Développement Savoir, obtenue en partenariat avec Cenk Saraçoğlu (Université d’Ankara), a soutenu l’analyse des politiques et des réalités vécues. Les travaux se sont également penchés sur les effets de la pandémie de 2020-2021 sur les réfugiés syriens en Turquie.
La recherche a aussi exploré la dimension genrée de l’exil, notamment à travers l’étude des trajectoires de jeunes hommes syriens déserteurs cherchant asile dans les pays voisins
Ce projet a visé à renforcer les liens entre la bande dessinée et les sciences sociales.
Il comportait deux volets :
La formation de huit binômes réunissant bédéistes et étudiantes, étudiants, chercheuses et chercheurs à la bande dessinée comme outil de transfert des connaissances, suivie de la cocréation de quatre planches par binôme. Ces créations, issues de recherches portant sur les effets des politiques publiques sur la société et les individus, ont été réalisées lors d’ateliers pratiques tenus dans le cadre du colloque.
Le développement d’une réflexion sur les usages de la bande dessinée en sciences sociales à l’occasion d’un colloque international et pluridisciplinaire tenu les 18 et 19 mai 2023 à Montréal, comprenant conférences et tables rondes.
Ce film dépeint l’histoire fascinante de la communauté locale d’Izmir dans un contexte d’exil où près de quatre millions de Syriens ont trouvé refuge sur le territoire turc. Pour saisir les mutations sociales à l’œuvre, le film présente la condition des travailleurs Turcs et Syriens à la fois camarades et rivaux, les mobilisations individuelles et citoyennes venant en aide aux migrants et, de façon plus intime, les cheminements intérieurs des membres de cette communauté locale face aux exilés. Ces témoignages de tensions, mais surtout de solidarité, d’espoir, de découverte de l’Autre et de son acceptation révèlent les processus sociaux et politiques profonds à l’œuvre dans la société turque et fait émerger des constats universels.
Réalisatrice : Eylem Sen
Écriture : Danièle Bélanger et Eylem Sen
Assistance à la réalisation : Erbil Sen
Montage : Eylem Sen, Sercan Bozdogan, Kubilay Aksun
Montage son : Mural Elgun
Année : 2019
Durée : 33 minutes
Une production de la Chaire de Recherche du Canada sur les Dynamiques migratoires mondiales avec un financement du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.
Actuellement disponible en Turc sous-titré en français.
En 2015-2016, l’Europe était la destination de près d’un million de réfugiés, dont la majorité a parcouru la route historique des Balkans pour se rendre principalement en Allemagne. Le film Témoins de l’exil capte avec simplicité et authenticité la trace laissée par cet exode chez ceux et celles qui en ont été témoins au fil de la route. En parcourant elle-même une de ces routes, Danièle Bélanger est allée à leur rencontre. Le film présente des témoignages intimistes et des analyses percutantes de personnes dont la vie fut transformée par cette page de l’histoire migratoire du monde.
Réalisatrice : Danièle Bélanger
Assistance à la réalisation : Annaelle Piva
Montage : Anne Gabrielle Lebrun Harpin
Montage son : Chantal Dumas
Photos : Georgios Katsagelos et Michel Huneault
Année : 2019
Durée : 60 minutes